L’opportunisme d’expat-dakar.com

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Mapenda Diop, fondateur du site www.expat-dakar.com Dakar, Senegal, mars 2016
Mapenda Diop, fondateur du site www.expat-dakar.com Dakar, Senegal, mars 2016

Mapenda Diop n’a pas encore 40 ans, mais la plateforme expat-dakar.com, fruit de son imagination, de sa perspicacite et de son flair, est aujourd’hui devenue incontoumable dans la capitale senegalaise.

Si vous etes un expatrie arrivant I Dakar pour vous y installer, it se peut que vous ayez recours h expat-dakar.com. Si vous etes un expatrie arrive en fin de sejour I Dakar, it se peut que vous ayez aussi recours I expat-dakar.com. Si, enfin, vous residez I Dakar et que vous souhaitez vous offrir ou vous debarrasser de divers equipements, it se peut que la encore, vous ayez recours a expat-dakar.com. L’histoire de ce site web de petites annonces devenu incontournable dans la capitale senegalaise est aussi celle de Mapenda Diop, un jeune Senegalais de 39 ans, pur produit de l’ecole francaise qu’il rejoint alors qu’il n’a que 14 ans, avant d’obtenir un baccalaureat S au lycee Alienor d’Aquitaine de Poitiers en 1997. Plus tard, it decroche une maitrise en gestion des entreprises I l’universite de la meme ville (2002), et enfin un DESS en intelligence economique I l’Ecole de guerre economique (EGE) en 2003.

Mais, contre toute attente, it decide de plier bagage et de retourner sur sa terre natale I Dakar, oil it integre les rangs de Poperateur telephonique Sentel (devenu aujourd’hui Tigo) comme assistant marketing chargé de la veille technologique.« Je ne voulais pas du tout rester en France, mais rentrer pour me rendre utile a mon pays », confie notre homme. Plus etonnant encore : lorsqu’il cree expat-dakar.com en 2008, c’est dans le cadre d’une activite
secondaire a laquelle it ne se consacre qu’une fois achevees ses Caches prioritaires ; un simple passe-temps en somme. Alors en service (depuis 2006) au departement economique de l’ambassade de France au Senegal, it fait un constat digne d’un fin observateur double d’un guetteur d’opportunites.« Tanis remarque que mes collegues et amis francais qui arrivaient a Dakar avaient besoin d’informations pratiques qu’ils ne trouvaient pas toujours. Pendant ce temps, ceux qui s’en allaient voulaient bien revendre certains equipements qu’ils ne pouvaient pas.

By: PAR JULIEN CHONGWANG | Source: FORBES AFRIQUE

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